Depuis l’annonce des reformes au BEPC
et au BAC, le monde éducatif s’est mis en ébullition. Des grèves avec des
violences à l’image du printemps arabe. Des blocages de voies, brûlure de pneu
sur le bitume, séquestration des responsables administratifs et de saccage de
bien matériel. Le comble, est que ces différentes manifestations ont couté la vie à deux jeunes innocents. Une
fille à Kongoussi et le Jeune Mohamine du lycée municipale de Paspanga qui
cristallise toutes les attentions.
Abdoul Rahim TAPSOBA
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Mohamine SINARE élève de 6e décédé suite
aux manifestations contre les reformes scolaires |
Timide,
calme et réservé tel est le caractère du jeune Mohamine SINARE appelé
affectueusement Aladji par ses proches. De ses parents, à ses encadreurs en
passant par ses camarades ils sont tous unanimes, « Mohamine n’est pas du genre virulent ». Ce jeune innocent qui serait certainement
dans l’impossibilité d’expliquer les raisons de cette grève, paye le plus lourd
prix. La vie ! Il aurait reçu un projectile au Parking où il est certainement allé chercher son vélo
pour regagner son domicile. Il ne rentrera malheureusement pas. Plus jamais,
car en lieu et place de son vélo il sera transporté par les sapeurs-pompiers
pour l’’hôpital Yalagado OUEDRAOGO. Le jeune Mohamine finira par perdre la vie
au soir du Dimanche 23 mai 2021. Fraichement rentré au lycée cette année, il ne
vivra pas ses premières vacances en tant que Collégien. Que dire de sa mère qui
vient de mettre un nouveau-né au Monde dont son fils ne le verra pas. Cette tragédie
est vraiment un coup dur pour la famille SINARE qui cherche des explications. Assise
sur une natte étalée à l’ombre de la cours
au secteur 20 de la ville de Ouagadougou, elle n’a que cette phrase dans la
bouche « hon hon pa sidyé » qui signifie en langue nationale moré «
Ce
n’est pas vrai ». Madame SINARE est loin de s’imaginer que l’au revoir
de son fils au matin du 17 mai avant de prendre le chemin de l’école, est un au
revoir définitif. Avec un regard perdu
elle laisse entendre « s’il
faut envoyer ses enfants à ’l’école pour se faire tuer, ou se trouve
l’importance de l’école en ce moment ».
Le choque est vraiment
immense dans cette famille. Même si les parents se disent impuissants face à
cette situation, c’est un crime qui ne doit pas resté impuni. Ce drame doit
également servir de leçon aux différentes associations scolaires qui poussent
les élèves à la résistance contre des policiers lors des manifestations. Les
mineurs et les plus vulnérables doivent être protégés et invités à se mettre à
l’abri. Deux morts et plusieurs blessés, c’est du trop. Si le gouvernement
revient sur sa décision, les anti-réformistes crieront victoire, mais à quel
prix ? Au prix du sang des sacrifiés de la lutte.
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J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ton écrit qui a mon gout semble partisans du pouvoir en place.si tant est que ton objectif étais d'éviter ce genre de drame à l'avenir,tu aurai pu plutôt condamné les violence policière qui a mon humble avis furent plus d'une victime dans le mon scolaire.des enfants de Garango à mohamine en passant par Flavien Nebie,ce sont là plus d'une victime de la barbarie policière dans notre État.Mais l'histoire se souvient,mon peuple se souvient les scolaires se souviennent et se souviendrons toujours de toutes ses victimes de la tyrannie politicienne.Tant que ces imondis de politiciens,ces semblants de responsables,ces parodies de masculinité continueront d'user de la police comme d'une armée privatisée,nous aurons à déplorer ce genre de drame qui malheureusement se produisent sous nos cieux avec notre silence complice,pire nos écrits partisans
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